Assurer son vélo électrique : ce qu’il faut savoir

Le vélo électrique est une bicyclette pourvue d’un moteur et d’une batterie rechargeable. Ces dernières années, il est de plus en plus apprécié et les ventes ont été boostées par la prime vélo instaurée en 2017. Bien que cette subvention ait aujourd’hui été revue à la baisse et avec des conditions plus strictes, les ventes continuent à grimper et ce, malgré le coût assez onéreux de ce deux-roues. Il faut effectivement le dire : le VAE coûte bien plus cher qu’un vélo classique, mais est toutefois un investissement avantageux. En tant que tel, lui souscrire une assurance est fortement recommandé même si cela reste facultatif. Quelle assurance choisir et pourquoi l’assurer ?

Le vélo électrique : un investissement onéreux ?

Le prix moyen du vélo à assistance électrique va de 800 à plus de 2 000 euros. Il varie en fonction des marques, des modèles et bien sûr, selon qu’il s’agisse d’un vélo neuf ou d’occasion.

Dans tous les cas, même si vous décidez de choisir le modèle le moins cher, le coût reste assez conséquent. Rassurez-vous toutefois, malgré ce prix qui peut vite décourager, gardez en tête qu’en achetant un VAE, vous faites un bon investissement et pour causes :

Assurance vélo électrique : ce qu'il faut savoir

  • Ce véhicule vous évitera à l’avenir d’acheter du carburant dont le prix ne cesse d’augmenter : pouvant être utilisé pour tous les trajets du quotidien, même pour aller travailler, son usage vous permettra de ne plus trop utiliser la voiture
  • Ce véhicule vous fera économiser sur les frais de transport en commun : au lieu de prendre le bus ou un taxi, vous pourrez seulement rouler à vélo
  • Ce véhicule vous fera économiser sur les frais de santé : rouler à vélo tous les jours est gage d’une santé de fer. Sa pratique régulière éloignera de vous les maladies
  • Ce véhicule vous évitera les réparations coûteuses de la voiture étant donné qu’il n’a besoin que de quelques entretiens mineurs

On vous l’accorde, malgré ces avantages, le vélo électrique n’est pas vraiment pratique si l’on doit se rendre à une destination plus éloignée, mais sachez que vous pourrez très bien le transporter à bord du train, de l’avion ou de votre propre voiture. Les modèles pliants vous feront même gagner de la place dans le métro et se transportent comme tout autre bagage à main.

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Le vélo électrique : pourquoi l’assurer ?

Au vu de son coût, assurer son vélo électrique est bénéfique surtout qu’il est souvent la cible des voleurs. L’assurance pourra également couvrir les éventuels dommages du cycle en cas de chute, d’incendie ou d’accident.

Le vélo électrique : assurance obligatoire ou pas ?

Assurer son vélo électrique
Assurer son vélo électrique

Avant de répondre à la question, sachez que le VAE est différent du speed-bike même si les deux ont de grandes similitudes. Selon la loi, un vélo électrique :

  • Est doté d’un moteur qui se coupe automatiquement lorsque vous cessez de pédaler, lorsque vous freinez ou lorsque vous dépassez la vitesse de 25 km/h
  • Est doté d’un moteur d’une puissance maximale de 250 watts

Cela signifie que le fonctionnement du moteur et de l’assistance est fonction du pédalage. Le vélo électrique n’avance que lorsque vous commencez à pédaler et cesse de rouler dès que vous cessez de pédaler.

Aussi, la vitesse maximale avec assistance est de 25 km/h. Au-delà de ce seuil, le vélo peut continuer à avancer, mais seulement grâce au pédalage.

Pour ces modèles-là, la souscription d’une assurance n’est pas obligatoire.

Par contre, il existe des modèles chez qui l’assistance et le moteur continuent à tourner même au-delà de 25 km/h et ce, jusqu’à 45 km/h. On les appelle « speed bike ». Pour ces derniers, la souscription d’une assurance devient obligatoire, car on les considère, non plus comme des vélomoteurs, mais des cyclomoteurs.

Lire aussi – Le casque à vélo : ce qu’il faut savoir

Le vélo électrique : quelle assurance souscrire ?

Pour chaque contrat d’assurance, la garantie Responsabilité civile est souvent la formule la plus basique. Dans le cas du vélo électrique, cette garantie est généralement couverte par l’assurance habitation multirisques du propriétaire. Cette dernière va alors couvrir les déplacements effectués à bord du deux-roues ainsi que son éventuel vol. Il convient néanmoins de souligner que ces points-là peuvent s’accompagner de nombreux termes d’exclusion donc mieux vaut se renseigner auprès de son assureur.

Il arrive, par exemple, que l’assurance habitation multirisques ne couvre que les déplacements effectués entre 8h à 22h. Si le vélo se fait voler en dehors de ces horaires, aucune indemnisation ne vous sera versée.

De même, si le vol survient au sein de votre logement ou dans les dépendances couvertes de la maison comme le garage, une indemnisation sera possible. Par contre, si le vol survient alors que votre vélo se trouve dans le jardin, la cage d’escalier de l’immeuble, l’arrière-cour, … il ne sera pas couvert.

  • Assurance contre le vol :

L'assurance vol pour le vélo électrique

Dans ce cas-là, souscrire une assurance Vae contre le vol avec des termes spécifiques serait plus prudent. En règle générale toutefois, le remboursement ne peut être octroyé que si de nombreuses conditions sont respectées comme l’utilisation d’un antivol validé par l’assureur ou encore la fixation du vélo à un point fixe et selon un système précis (fixation au niveau du cadre et de la roue arrière). Si de telles conditions sont rattachées sur le contrat, essayez d’en savoir plus auprès de la compagnie pour ne pas être déçu en cas de vol.

  • Assurance incendie :

Etant donné que le vélo électrique se compose d’une batterie et d’un circuit électrique, un incendie peut survenir, même si cela est très rare. La souscription de cette garantie dépendra alors du niveau de risque, du coût de votre deux-roues électrique et de votre budget.

  • Assurance individuelle accident ou Garantie des Accidents de la Vie (GAV) :

Ces assurances vous apportent une meilleure couverture en cas d’accident. Elles se réfèrent surtout aux frais des dommages corporels que vous pourrez subir.

Lire également – Trottinette et trottinette électrique : ce qu’il faut savoir

Assurance VAE : trouver la meilleure offre

Ce qu'il faut savoir sur l'assurance VAE

Comme avec toute autre formule d’assurance, comparer différentes offres est toujours conseillé pour bénéficier des tarifs les moins chers. Afin de trouver la formule la mieux adaptée à vos besoins, pensez à vérifier les points suivants :

  • Les termes d’exclusion qui peuvent indiquer le nombre de vols couverts
  • Le montant de la franchise
  • Le montant des plafonds de garantie

La vétusté de votre vélo : une décote de 1 % par mois est appliquée par certaines compagnies d’assurance après que le vélo ait subi une décote de 10 %

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Vélo électrique : quelles sont les autres obligations légales ?

Si assurer son vélo électrique n’est pas obligatoire, la loi a mis en place diverses conditions pour mieux encadrer sa pratique. Ces dernières se réfèrent aux caractéristiques du deux-roues, au cycliste lui-même et à la circulation à vélo.

La norme à respecter

Tous les vélos électriques doivent être homologués par des organismes certifiés et répondre aux exigences de la norme NF EN 15194+A1. C’est une norme européenne donc qui s’applique également en France.

Tous les VAE qui respectent cette norme portent la mention « Conforme aux exigences de sécurité ». Cette mention doit être apposée sur le cadre du vélo. Elle doit être placée à un endroit bien visible, doit être lisible et surtout indélébile.

Les caractéristiques que doivent avoir un VAE

Pour qu’un vélo à assistance électrique soit reconnu comme tel, il est obligatoire que :

  • Son assistance s’arrête automatiquement lorsque la vitesse dépasse les 25 km/h ;
  • Son assistance s’enclenche et s’arrête lorsque le cycliste commence et s’arrête de pédaler. Certains modèles peuvent toutefois proposés une assistance au démarrage lorsque la vitesse est inférieure à 6 km/h. Avec ce système, le cycliste n’a pas besoin de pédaler pour démarrer. Il faut toutefois le préciser au vendeur si vous souhaitez en bénéficier.
  • Le moteur ait une puissance limitée à 250 Watts et doit être compatible sur le plan électromagnétique ;
  • Les batteries soient recyclables ;
  • Les chargeurs soient bien en sécurité.

Si l’une de ces conditions n’est pas respectée, on ne pourra pas parler de vélo électrique, mais plutôt de cyclomoteur. Assurez-vous-en en allant acheter votre deux-roues, car cela pourrait vous faire perdre la prime tant espérée.

Les conditions communes à tous les vélos, électrique ou non

Que vous ayez acheté un vélo électrique ou un vélo classique, les obligations suivantes doivent être respectées :

  • Vous devez repartir avec un vélo monté et réglé ;
  • Le vélo acheté doit être fourni avec une notice imprimée ;
  • Le deux-roues doit être équipé de deux systèmes de freinage indépendants, chacun d’eux devant agir sur une des roues ;
  • Le vélo doit être doté de dispositifs d’éclairage, de signalisation visuelle et d’un appareil avertisseur comme le klaxon.

Les équipements du cycliste

Contrairement aux speed-bike, il n’y a pas d’âge minimum légal pour rouler à VAE. Toutefois, quelques règles doivent être respectées :

  • Le port du casque est obligatoire pour les enfants de moins de 12 ans et ce, qu’il soit passager ou conducteur ;
  • Le port du casque n’est pas obligatoire chez les plus de 12 ans, mais reste fortement recommandé pour votre propre sécurité ;
  • Le casque doit être conforme à la norme NF EN 1080. Il devra aussi porter le nom et la marque du fabricant, la taille en centimètres, le poids en grammes et la date de fabrication. Ces mentions doivent être bien lisibles ;
  • Le port de gilet rétro-réfléchissant est obligatoire lorsqu’on roule, hors agglomération, par temps de mauvaise visibilité et la nuit. Le gilet est obligatoire que ce soit pour le conducteur ou le passager.

Un dernier point concernant le casque vélo : le non-respect de son port chez les moins de 12 ans et l’absence des mentions obligatoires expose l’adulte en charge de l’enfant à une amende de 4e classe d’environ 135 euros.

La circulation à VAE

Retenez que la loi considère le vélo à assistance électrique comme un vélo « normal ». De ce fait, les règles de circulation qui s’appliquent sont celles du vélo classique. Un petit rappel :

  • Possibilité de rouler sur les pistes cyclables, mais aussi sur les voies de circulation routière. Il faut toutefois bien respecter le code de la route ;
  • Interdiction de rouler sur les trottoirs. Une petite exception toutefois pour les enfants de moins de 8 ans ;
  • Une amende de 90 euros pour les cyclistes contrôlés et testés positif à un alcootest ;
  • Une amende de 22 euros pour les cyclistes pris en train de tenir le téléphone à la main alors qu’ils roulent.

Enfin, à titre d’information supplémentaire, sachez que le gouvernement prévoit le marquage obligatoire des vélos à partir de 2021. Cela permettrait de les identifier facilement en cas de vol ou de recel. Ce marquage fera aussi office de carte grise pour les vélos.

Une pensée sur “Assurer son vélo électrique : ce qu’il faut savoir

  • 9 février 2020 à 15 h 16 min
    Permalink

    bonjour, qu’en est il de l’assurance concernant le transport des chiens dans une cariole accrochée au VAE

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