Crédit Agricole, une réorganisation reportée

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(Dernière mise à jour : 4 août 2017)

Cela fait bien longtemps bien avant l’époque du recensement européen, que l’association Crédit Agricole avait concocté son fameux projet de réorganisation. Mais pour atteindre cet objectif compliqué et onéreux, la banque devra encore patienter. En effet, le groupe pensait au début de cet été que son plan de réorganisation était parti sur de bonnes bases et qu’il suffisait d’un petit coup de pouce pour lancer le processus. Ce ne fut pas le cas. Les démarches ont pris du retard et la banque aura encore fort à faire avant de voir sa réforme s’inscrire dans une ordonnance ou un texte de loi.

En quoi consiste le projet Big Bang

La réorganisation du Crédit Agricole, plus connue sous le nom de Big Bang, est un projet qui consiste à changer entièrement la structure de l’institution. Ainsi, l’organe central, qui détient actuellement les pleins pouvoirs au sein de la banque, basculera du côté des caisses régionales. Inscrit dans le Code monétaire et financier, cet organe dispose de la majorité des droits. Le groupe mutualiste se retrouvera donc avec un nouveau dirigeant à sa tête qui aura le statut d’établissement de crédit. Selon la Fédération nationale du Crédit Agricole, il faut évoluer au niveau de la gouvernance pour la rendre plus simple et plus efficace. Les pouvoirs publics ont aussi leurs opinions au sujet de cette nouvelle structure. Selon certains observateurs, ce concept reste améliorable en termes de bonne gouvernance.

Les principaux acteurs du blocage

Le projet tarde à se concrétiser et fait face à des blocages divers notamment sur le plan financier. En effet, cette opération coûte beaucoup aux caisses régionales car ces dernières s’occupent du dédommagement des actionnaires de Crédit Agricole SA durant le transfert. Des calculs ont déjà été effectués et d’après une source sûre, l’indemnisation tourne autour de 5 milliards d’euros plus le coût des frottements fiscaux. Cette source affirme également que tout cet argent proviendrait de fonds propres et que le projet vaut vraiment la peine d’être réalisé. La complication se situe aussi au niveau des exigences réglementaires prises en compte. Cette réorganisation donnera l’occasion aux autorités prudentielles de rééquilibrer les fonds propres vis-à-vis des caisses régionales et du futur dirigeant du groupe. La présence d’un brigadier européen des banques sera également encombrante pour la réalisation du projet. D’après une source proche du dossier, une loi sur la réforme du groupe ne doit plus constituer une priorité.

Le patron de Crédit Agricole SA, Jean-Paul Chifflet, quittera son poste le mois de mai de l’année prochaine et celui ou celle qui le remplacera devra être désigné début 2015. D’ici là, le groupe devra croiser les doigts et espérer que son projet de réorganisation soit cohérent tant pour les pouvoirs publics que les partenaires financiers. Malgré la complexité et l’envergure de ce chantier, Crédit Agricole a tous les atouts en main pour atteindre son objectif.

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