France : l’économie en piteux état et les emplois menacés

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(Dernière mise à jour : 4 août 2017)

Durant les trois derniers trimestres de l’année 2014, l’horizon s’est quelque peu éclairci pour les entreprises françaises. Début 2015, le gouvernement s’est donc montré confiant en pensant que les années de crise étaient loin derrière eux. Grosse erreur de leur part, puisque le premier trimestre 2015 a démontré que les faillites continuent et le nombre de chômeurs ne cessent d’augmenter.

Premier trimestre 2015 : 18 134 sociétés en faillite

Oui, en seulement trois mois, un peu plus de 18 000 entreprises ont dû fermer leurs portes et licencier leurs employés. Certains d’entre eux ont carrément déposé le bilan tandis que d’autres ont demandé une procédure de sauvegarde. Selon l’étude du cabinet Altares, le nombre de faillite a augmenté de 7,6 % de plus par rapport au premier trimestre de l’année 2014. Selon ce cabinet, même les plus grosses PME sont touchées par cette épidémie de faillite.
Parmi les entreprises qui ont déjà dû tout liquider, on cite MoryGlobal qui employait 2 200 personnes et le groupe Coop d’Alsace.
Ont été placées en redressement judiciaire : le constructeur de bateaux Zodiac Nautic, la compagnie Air Méditerranée, Preciturn, l’entreprise qui fabrique des vis et boulons pour l’automobile. Pour ces entreprises, un mince espoir subsiste, mais avec une économie qui ne cesse de faire naufrage, il leur faudra croiser les doigts.

 

Les emplois menacés

En seulement trois mois, le nombre de chômeurs a dépassé les 66 000 ce qui est le chiffre le plus élevé constaté depuis 2009. Selon le cabinet Altares, l’augmentation du nombre d’emplois menacés par ce système économique défaillant tourne autour de 5 %. Une situation qui contraste avec la réalité selon Thierry Million, directeur des études d’Altares, puisque notre réalité d’aujourd’hui se traduit par l’assouplissement des conditions de crédit, l’amélioration de la consommation des ménages et l’amélioration des affaires.

 

La situation peut s’empirer

Avec des milliers de personnes qui ont perdu leur emploi depuis le début de l’année 2015, Yves Poinsot, patron d’Atradius, pense que nos ennuis ne font que commencer. Autrement dit, la situation va encore s’empirer puisque selon, les déclarations d’impayés s’accumulent, les trésoreries se vident et en économie, espérer que tout cela va s’améliorer du jour au lendemain est un leurre.
Il ne serait donc pas surprenant si d‘autres entreprises suivent l’exemple de MoryGlobal et de Coop d’Alsace d’ici à la fin de l’année.

 

Les grandes entreprises survivent

La crise touche les grosses PME, mais pas les plus grandes entreprises puisque la baisse de l’euro, la réduction des taux d’intérêt et la chute des matières premières sont à leur avantage. Pourquoi ? Parce que ces stars du CAC 40 ont la possibilité de se développer à l’étranger ou de profiter d’une croissance à l’étranger ce qui n’est pas le cas des PME.

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D’autres freins à la sortie de crise

Si nous avons autant de mal à nous sortir de cette crise, c’est parce que :
– Le chômage ne cesse d’augmenter ce qui réduit la consommation des ménages
– Les entreprises ne trouvent plus de marché ce qui va entraîne, à terme, le plongeon des entreprises axées dans le BTP
– L’augmentation des coûts salariaux

Bref, si en chef d’entreprise optimiste et positif vous êtes, vous avez toutes les raisons du monde pour ne plus le rester longtemps. D’ailleurs, les chiffres dévoilés en ce début d’année a déjà confirmé les craintes du cabinet Altares et ceux d’Yves Poinsot qui est tout de même à la tête d’une des plus grandes entreprises d’assurance-crédit.

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