Grippe saisonnière : la campagne de vaccination 2014 est lancée

medecine
(Dernière mise à jour : 4 août 2017)

Chaque année, la grippe saisonnière fait entre 2 à 7 millions de victimes et les plus fragiles finissent même pour en mourir. C’est la raison pour laquelle des campagnes de vaccination nationale sont organisées tous les ans. Pour cette année, le coup d’envoi a été lancé le jeudi 16 octobre dernier.

La grippe saisonnière : trop souvent négligée

Les premiers symptômes de la grippe saisonnière sont les douleurs musculaires, la perte d’appétit, la fièvre élevée et les maux de tête. Lorsqu’ils surviennent, on a trop souvent l’habitude de ne pas y prêter attention, pourtant, savez-vous que cette maladie peut entraîner la mort chez certains patients ?

En 2013, elle a fait 105 décès directs et environ 7 700 décès indirects. La mort est directe lorsque la personne est vraiment morte des suites de la grippe et elle est indirecte lorsque les conséquences de la grippe se sont ajoutées aux conséquences d’autres maladies.

Notre conseil est donc de ne plus négliger cette maladie, car malheureusement pour nous, de nombreuses personnes tendent encore à la considérer comme un mal sans gravité.

 

Pourquoi mettre en place des campagnes de vaccination ?

Les campagnes de vaccination visent avant tout à protéger la population des ravages de cette maladie. Tout le monde est concerné, mais les personnes à risques passent en priorité, car elles sont les plus vulnérables au virus.

Cette année, la campagne de vaccination s’intitule « La grippe, ce n’est pas rien. Alors je fais le vaccin ».

Comme chaque année, cette campagne s’accompagne de mesures d’informations et d’accompagnements. Ainsi, la prise en charge est à 100 % pour les personnes à risques et les personnes qui se sont déjà fait vacciner auparavant accéderont plus facilement au vaccin. Quant aux personnes qui souhaitent se faire vacciner pour la première fois, les professionnels de santé s’occuperont plus rapidement de leur cas.

 

Quelles sont les personnes les plus à risque ?

La grippe saisonnière peut entraîner des complications graves chez des personnes en bonne santé, mais encore plus chez :

  • Les jeunes enfants de plus de 6 mois
  • Les femmes enceintes
  • Les personnes (enfants compris) souffrant déjà d’une autre pathologie telle que l’asthme, le BPCO, l’insuffisance respiratoire chronique obstructive ou restrictive, la mucoviscidose, les maladies respiratoires chroniques, les insuffisances cardiaques, les dysplasies broncho-pulmonaires, la drépanocytose, les déficits immunitaires, la cirrhose, …
  • Les personnes souffrant d’obésité et affichant un indice de masse corporelle supérieur ou égal à 40kg/m²
  • Les enfants nés prématurément ou souffrant d’autres pathologies
  • Les personnes vivant dans un centre médicosocial d’hébergement

Quand doit-on se faire vacciner ?

Certains pensent que se faire vacciner une fois contre la grippe suffit pour être à l’abri du virus et pourtant, ce n’est pas le cas. En effet, pour vraiment que la maladie reste éloignée de vous, il est conseillé de se faire vacciner chaque année. Il est vrai que le vaccin nous immunise contre le virus, mais il faut savoir que de nouvelles souches du virus apparaissent chaque année, car elles changent fréquemment.

 

Quelle est la saison de la grippe saisonnière ?

La grippe saisonnière apparaît surtout en automne et en hiver donc du mois d’octobre au mois de mars. C’est pour cela que les campagnes nationales de vaccination tournent toujours autour du mois d’octobre.

Lorsque vous souhaitez vous faire vacciner, n’attendez pas que les premiers symptômes apparaissent, car il sera trop tard. D’ailleurs, il faut généralement attendre une quinzaine de jours après l’injection pour que notre organisme se mette à produire les anticorps nécessaires pour combattre les virus. Il faut donc tenir compte de ce laps de temps pour que le vaccin vous protège correctement.

Combien d’injections doit-on faire ?

Pour une personne adulte, qu’elle ait déjà été vaccinée auparavant ou non, une seule injection suffit. Par contre, chez les enfants de moins de 9 ans qui n’ont jamais été vaccinés, il faut compter deux injections qui ne seront pas administrées au même moment. Un intervalle de quatre semaines doit être respecté entre les deux injections.

 

Le vaccin anti-grippe a-t-il des effets secondaires ?

En 1976, le vaccin anti-grippe a été associé à un syndrome de Guillain-Barré, un type d’affection auto-immune neurologique. Ce cas est survenu aux États-Unis durant une campagne de vaccination contre la grippe porcine. À cette époque, 45 millions de personnes ont été vaccinées et un seul cas de cette association est survenu ce qui veut dire que cet effet secondaire est très rare. Par contre, il faut souligner que la grippe peut entraîner le syndrome de Guillain-Barré avec une incidence de 4 à 7 cas pour 100 000 patients grippés. Il est donc possible que l’association de l’année 1976 ait été due par la grippe que par le vaccin.

Autres effets secondaires pouvant être remarqués : douleurs et rougeurs au niveau du site d’injection, malaises, légère fièvre (surtout chez les enfants), céphalées, douleurs musculaires, … Les effets secondaires que l’on rencontre le plus souvent sont donc bénins et même lorsqu’on parle d’allergie, le cas est assez rare avec une incidence d’un cas par million de doses administrées.

 

Le vaccin anti-grippe est-il efficace ?

Avec cinquante ans d’utilisation, l’agence nationale de sécurité du médicament affirme sans hésitation que ce vaccin est efficace et sûr sinon, on ne l’aurait pas utilisé sur une aussi longue durée.

 

Qu’en est-il de la prise en charge de ce vaccin ?

Le vaccin anti-grippe est pris en charge par l’Assurance maladie, mais le taux peut varier d’une personne à une autre. Comme il est dit plus haut, les personnes classées à risques bénéficient par exemple d’une prise en charge totale (100%) tandis que les personnes normales ne bénéficient que du taux habituel de remboursement.

Les patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD) ont aussi droit à une prise en charge de 100% et en ce qui les concerne, la vaccination est fortement recommandée.

 

La vaccination pour les personnes à risque

Si vous faites partie du groupe de personnes à risque, vous avez deux possibilités pour la vaccination :

  • Vous avez déjà été vacciné dans la campagne précédente :

Dans ce cas, vous n’avez qu’à vous présenter auprès de votre pharmacien avec l’imprimé de prise en charge fourni par votre caisse d’Assurance maladie. Le professionnel vous remettra gratuitement le vaccin étant donné que la prise en charge est totale. Vous devez ensuite prendre rendez-vous auprès de votre infirmier pour l’injection.

  • Vous n’avez jamais été vacciné :

Dans le cas où la vaccination de cette année est une première, vous devez consulter votre médecin avec l’imprimé de prise en charge que votre caisse d’Assurance maladie devra vous envoyer. Si votre médecin, après vous avoir examiné, décide que vous avez réellement besoin du vaccin, il vous le prescrira et sur présentation de cette ordonnance, le pharmacien vous fournira le médicament gratuitement. Une fois le vaccin entre vos mains, vous pourrez retourner auprès du médecin pour l’injection ou prendre rendez-vous chez un infirmier à condition que vous ayez une prescription de la part du praticien.

L’imprimé de prise en charge : où aller pour l’avoir ?

Toutes les personnes à risque reçoivent généralement dans leur courrier une invitation pour un vaccin 100%. Pour la campagne de cette année, le courrier aurait dû vous être envoyé entre le 17 septembre et le 14 octobre dernier. Grâce à cette invitation, vous aurez accès à une prise en charge totale pour le vaccin, mais rappelez-vous que vous avez jusqu’au 31 janvier de l’année prochaine pour la faire valoir.

Que vous soyez une personne à risque ou non, la prévention est la meilleure solution, donc on vous recommande fortement de prendre rendez-vous dès aujourd’hui chez votre médecin pour la vaccination.

 

Quels sont les différents vaccins anti-grippe ?

Lorsqu’on parle de vaccin anti-grippe, il n’y a pas qu’une seule formule, mais il en existe actuellement cinq en France. On cite :

  • Le Vaxigrip
  • L’immugrip
  • Le Fluarix
  • L’Aggripal
  • L’Influvac

Les trois premiers vaccins sont ce qu’on appelle vaccins grippaux inactivés à virion fragmenté tandis que les deux derniers sont des vaccins grippaux inactivés à antigènes de surface. Dans les deux cas, ils peuvent être utilisés dès l’âge de six mois et seulement sur prescription médicale, ils peuvent être administrés chez une femme enceinte et ce, quel que soit le stade de la grossesse.

 

Existe-t-il des mesures préventives contre la grippe saisonnière ?

Comme avec toutes autres maladies, la prévention est le meilleur remède d’où le vaccin à faire bien avant que la maladie ne se déclare. Outre le vaccin, il existe diverses mesures préventives pour réduire les risques d’attraper la grippe. Ces mesures concernent surtout l’hygiène afin de réduire les risques de contagion. Ainsi, en ce qui concerne :

  • L’hygiène des mains : il faut impérativement se laver les mains avant de manger, de préparer les repas, après avoir éternué ou toussé (étant donné qu’il est recommandé de mettre sa main devant la bouche à ces instants), après s’être mouché, après être allé aux toilettes, après chaque sortie et après s’être occupé d’un animal. Pour ce faire, il ne suffit pas de faire passer les mains sous l’eau et de frotter, mais d’utiliser du savon liquide, de frotter pendant une trentaine de secondes, de bien rincer et de faire sécher ses mains soit avec une serviette propre, soit à l’air libre.
  • Les bébés : durant une épidémie de grippe, il est déconseillé d’emmener des nourrissons dans les zones contaminées quelle qu’en soit la raison.
  • Les mouchoirs : privilégiez les mouchoirs à jeter au lieu des mouchoirs en tissu qui sont de véritables nids à virus.
  • La maison : il faut aérer systématiquement toutes les pièces de la maison.
  • Le relationnel : durant une épidémie, évitez de vous faire la bise ou les poignées de main et saluez-vous seulement de manière verbale. Un seul contact peut transmettre le virus.

En savoir plus sur la médecine aujourd’hui.

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