Japon : la banque ne compte pas apporter de changement

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(Dernière mise à jour : 25 juin 2015)

Mardi dernier, Haruhiko Kuroda, gouverneur actuel au Japon, a manifesté sa volonté de soutenir l’économie de son pays de manière durable mais a nié l’urgence du besoin d’amplifier ce soutien, précisant que les projections restent propices malgré les signes alarmants.

Au Japon, aucune modification n’a été apportée à la politique monétaire. En revanche, ayant conscience que la nouvelle TVA du mois d’avril a eu un impact non négligeable sur l’ensemble de l’économie, son estimation en matière de production industrielle a été revue à la baisse.


Haruhiko Kuroda a tenu un point de presse après la réunion sur le politique monétaire. C’était l’occasion pour lui de réitérer que le Yen était en baisse, ce qui favorise l’économie du Japon. Il a ajouté lors de ce discours que la continuation de cette dépréciation du Yen pourrait avoir des effets négatifs, notamment pour les PME et les foyers car le prix des produits importés de verrait augmenté.

Comme on pouvait s’y attendre, la banque centrale était unanimement favorable pour garder la politique monétaire instaurée en avril de l’année dernière. Cette politique avait pour but d’accroître les dépôts en banque centrale et la circulation des devises. Une augmentation totale allant de 437 à 510 milliards d’euros à travers des actifs plus audacieux était escomptée.

A travers la publication de cette décision, la BOJ avance que l’économie du Japon remonte la pente progressivement, ce qui n’empêche pourtant pas un certain recul dans la production, notamment depuis le 1er avril, date d’entrée en vigueur de l’augmentation de la TVA de 5 points. Le domaine de l’électronique et l’industrie automobile ont été les premières victimes.

Les points négatifs du Yen

Mardi dernier, un indicateur a révélé que l’environnement des affaires s’est détérioré depuis le mois d’août, suscitant les inquiétudes sur une éventuelle compression du PIB sur la période juillet-septembre. La TVA a incontestablement un lien avec cette situation.
Le gouverneur japonais a admis que cette décision sur la TVA et un été peu fructueux avaient eu un impact sur la consommation locale. Toutefois, il a révélé que les activités devraient reprendre, de façon à ce que le taux d’inflation avoisine les 2% dans deux ans, objectif fixé par la banque centrale.
Selon toujours Haruhiko Kuroda, le secteur de l’emploi devrait connaître une amélioration, de même que les revenus devraient s’accroître, alors que les effets de la révision de la TVA devraient s’estomper.
Il a rassuré que la politique actuelle aboutit aux objectifs fixés, ce pourquoi il ne juge pas utile d’accroître incessamment le soutien monétaire.

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Cependant, le gouverneur a précisé qu’il n’y a pas lieu de s’affranchir brusquement des mesures d’assouplissement quantitatif et qualitatif (QQE) dès l’atteinte de l’objectif fixé. Il affirme que cette mesure sera gardée tant qu’elle est nécessaire pour que le taux d’inflation soit maintenu à 2%.

Quant à la dépréciation monétaire japonaise qui inquiète les économistes, le gouverneur a fini par reconnaître les effets négatifs. Il explique que les impacts positifs du yen faible se ressentent sur l’investissement et les exportations, car le chiffre d’affaires des sociétés qui ont des antennes à l’étranger augmente. En parallèle, les prix à l’importation augmentent, ce qui a un effet sur les chiffres d’affaires des entreprises non manufacturières.

Les projections de la BOJ concernant l’inflation et la croissance économique seront communiquées lors de la prochaine rencontre qui aura lieu le 31 octobre.
Etant donné ces indicateurs, la prévision de la croissance au Japon pourrait être réduite de moitié.

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