La Sécurité sociale célèbre ses 70 ans

Considérée comme « l’un des plus grands progrès qui soient », la sécurité sociale fête en ce début du mois d’octobre ses 70 ans.

De nombreuses personnalités conviées

C’est dans la journée du mardi 6 octobre dernier que la Sécurité sociale a fêté ses 70ème printemps. De nombreuses personnalités ont été conviées à la fête qui s’est tenue à la Mutualité de Paris. Le Président François Hollande était parmi les instigateurs de la célébration et pour célébrer l’évènement en grandes pompes, de grandes personnalités ont été invitées telles que des ministres étrangers, des syndicats, des patronats, des historiens, des personnalités politiques et bien sûr les ministres du gouvernement français.

Sécurité sociale

Un discours d’ouverture fort acclamé de Marisol Touraine

C’est la ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits de la femme qui a eu l’immense honneur d’ouvrir le bal avec un discours mémorable. Elle a d’ailleurs clamé haut et fort que la Sécurité Sociale est l’un des plus grands progrès qui soient et c’est pour cela qu’elle nous est si familière et si naturelle. Elle en a également profité pour déclarer que malgré l’inquiétude qu’affichent les Français, ils savent qu’ils peuvent avoir confiance en ce système. Certes, la Sécurité sociale a besoin d’être réformé en profondeur, mais cela a déjà été réalisé à maintes reprises pour qu’elle puisse s’adapter au monde d’aujourd’hui.

La Sécurité sociale

C’est l’ordonnance du 4 octobre 1945 qui a donné naissance à cette forme de protection sociale sous l’influence de Pierre Laroque, d’Ambroise Croizat et du Conseil national de la Résistance. Elle est apparue juste après la guerre et depuis ses bases et ses objectifs n’ont pas changé. Aujourd’hui encore, la Sécurité sociale a pour ambition de garantir les travailleurs et leurs familles contre les aléas de la vie. Pour ce faire, elle invite les particuliers à cotiser ensemble pour ensuite recevoir de l’aide en cas de besoin et selon ses besoins. Depuis 1945 à nos jours, la Sécurité sociale a connu de nombreux changements en fonction de la croissance du chômage, de l’augmentation de l’espérance de vie et du vieillissement de la population. Aussi, elle ne se limite plus uniquement au domaine des salariés.

Garder confiance

La Sécurité sociale rime souvent avec maladies, mais rappelons-nous que c’est elle qui gère les maladies professionnelles, les accidents de travail, les différentes prestations autour des familles, les retraites et la solidarité envers les personnes âgées. Toutes ses activités riment ainsi avec dépenses et il n’est pas surprenant qu’en temps de crise, ses caisses ont fini par être à découvert puisque les cotisations s’amenuisent de jour en jour. Le statut déficitaire s’est fait ressentir à partir de l’année 2002 et depuis, le gouvernement essaie tant bien que mal d’inverser la tendance. D’ailleurs, dans son discours, la ministre a déclaré que le gouvernement s’est donné pour objectif de réduire le déficit à moins de 10 milliards d’euros en 2016. Elle invite ainsi la population à garder confiance en un système qui, connaît certes une mauvaise passe, mais essaie de se relever malgré tout.

Quelques mesures adoptées par le gouvernement

Face à ce déficit, le gouvernement a déjà adopté quelques mesures telles que :

  • le recul d’âge de départ en retraite qui sera fixé à 62 ans à partir de 2016
  • l’allongement de la durée de cotisation qui a été adopté en 2014
  • la chasse aux actes inutiles
  • le développement de l’ambulatoire

Si le régime des retraites promet de revenir à l’équilibre en 2016, le cas de l’assurance maladie est encore très complexe avec un déficit de 7, 5 milliards d’euros pour l’année en cours. Malgré ce trou béant, le gouvernement a choisi des alternatives plus douces comme le développement de l’ambulatoire au lieu d’augmenter les franchises et les déremboursements. Malgré ces mesures, l’équilibre en ce qui concerne l’assurance maladie ne pourrait être atteint qu’à partir de 2020.

Une protection universelle maladie

Marisol Touraine a également annoncé l’entrée en vigueur de la protection universelle maladie à compter de 2016 et ce, afin de redonner un sens au principe d’universalité de la Sécurité sociale. Cette protection exigera comme condition à l’ouverture des droits la résidence stable et régulière. Elle a pour objectif de faciliter l’affiliation des assurés en cas de changement de situation professionnelle, familiale ou encore résidentielle.

Toujours dans le cadre de cette « universalisation », la ministre a aussi annoncé la mise en place de la généralisation du tiers-payant en 2017 et ce, malgré les contestations des médecins.

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