L’Oméga 3 et la vitamine A favorisent le bon vieillissement cérébral

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(Dernière mise à jour : 25 juin 2015)

Les chercheurs se penchent dans l’alimentation pour trouver les nutriments favorables au bon vieillissement du cerveau. À l’INRA, ils ont pu établir au travers d’un certain nombre d’études que la vitamine A et l’Oméga 3 étaient favorables au système cérébral chez les personnes âgées. Les études effectuées portaient sur la manière dont ces éléments nutritifs agissaient sur l’évolution des fonctions cognitives au fil de l’âge.

Bien vieillir

Lorsque le système cérébral vieillit avec l’âge, les modifications au niveau des structures et des fonctions de celui-ci entraînent le déclin cognitif, qui peut être soit pathologique, soit normal. Actuellement, près de 870000 sujets de 75 ans (soit 17%) souffrent de démence. Généralement, il s’agit d’Alzheimer, mais il y a également des risques liés à l’hérédité ainsi que l’âge. En outre, les facteurs environnementaux peuvent intervenir dans le mauvais vieillissement cérébral, mais il est possible d’y remédier. Les chercheurs ont exploité la piste du régime alimentaire pour apporter des solutions au déclin du cerveau. L’enjeu est ici de mettre en place une politique de santé publique en matière de nutrition afin de freiner la perte d’autonomie liée à l’âge.

 

Éviter la maladie d’Alzheimer grâce à la vitamine A

La vitamine A a des effets sur l’organisme grâce à l’acide Rétinoïque qui favorise la régulation de l’expression génétique dans divers tissus, dont le cerveau, la peau, les os et le foie. L’acide rétinoïque (AR) tient un rôle primordial dans l’évolution du système cérébral et en particulier dans son bon fonctionnement. À mesure qu’une personne vieillit, le métabolisme de la vitamine A est perturbé, ce qui entraîne des transformations au cours de l’expression génétique au niveau des neurones cibles. Par conséquent, les processus neurobiologiques sont influés.

D’après les études menées par les chercheurs sur des animaux âgés, l’apport fréquent d’AR élimine les pertes de mémoire dues au vieillissement. Par ailleurs, chez les rongeurs, un apport de compléments de vitamine A à partir d’un certain âge adulte permet de recouvrer la formation de neurones au niveau de l’hippocampe. Cela contribue à retarder l’apparition de déclin de la mémoire lors du vieillissement.

De manière générale, si l’on regarde les données, utiliser les rétinoïdes à travers des produits pharmaceutiques ou la nutrition permet de retarder les altérations du cerveau. De plus, les capacités de mémorisation et d’apprentissage sont améliorées. Pour les chercheurs, cela amène à la conclusion que les personnes âgées ont besoin d’un apport plus abondant de vitamine A afin de bien vieillir.

 

Oméga 3 : pour freiner le déclin cognitif

Importants pour l’organisme, les acides gras Omégas 3 sont difficiles à synthétiser. On trouve ce nutriment dans l’huile de Colza, l’huile de noix ou encore le poisson gras. Ils sont déjà réputés pour les bienfaits qu’ils apportent au système vasculaire chez l’adulte. Par ailleurs, des études ont démontré qu’ils préservent de la dégénérescence du système nerveux due au vieillissement et de l’apparition de certaines pathologies telles que la maladie d’Alzheimer.

D’après les études, consommer du poisson qui contient une bonne quantité d’Oméga 3 permet de freiner le déclin du cerveau et l’atteinte de la maladie d’Alzheimer.

Pourtant, de nos jours, la tendance dans le régime alimentaire réduit de plus en plus la consommation d’Oméga 3, laissant place à l’Oméga 6. En effet, ce sont les Omégas 6 qu’on retrouve dans de nombreux aliments, notamment l’huile végétale. Même si l’Oméga 6 est indispensable à l’organisme, l’apport en oméga 3 est tout aussi nécessaire dans des proportions appropriées, à savoir une proportion d’oméga 3 pour 4 proportions d’oméga 6. Ce ratio n’est pourtant pas apporté à travers les produits alimentaires sur le marché, car la consommation d’oméga 6 est nettement supérieure à celle de l’oméga 3.

A l’issue de recherches concernant des sujets adultes, les scientifiques ont conclu qu’un apport en Oméga 6 trop abondant par rapport à celui de l’oméga 3 favorise l’apparition de troubles cognitifs.

D’autre part, les chercheurs ont mené des études sur des animaux âgés et ont pu établir qu’une alimentation riche en oméga 3 favorise la mémorisation et réduit l’inflammation du cerveau. D’après une autre étude, des compléments d’oméga 3 entraîne l’amélioration de la mémoire, ce qui peut freiner les déclins cognitifs liés à l’âge.

Une insuffisance en Oméga 3 a donc des effets négatifs sur le cerveau chez les personnes âgées. À titre préventif à travers le régime alimentaire, des efforts doivent être fournis pour que les produits alimentaires sur le marché contiennent une proportion adaptée d’oméga 3.

 

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