Seuls 10 % des clients détiennent la moitié des encours en assurance-vie

10 % c’est peu et pourtant, seul cet échantillon de clients détient la moitié des encours en assurance-vie. Si on les chiffre, ils sont quelques 72 000 ménages à détenir la grande majorité des encours en assurance-vie.

Qui sont-ils réellement ?

Pour détenir ainsi la moitié des encours, avec 3,3 millions d’euros par ménage, ces clients sont obligatoirement aisés. Ils forment deux catégories à savoir la clientèle de gestion privée qui est la plus aisée et la clientèle de l’assurance-vie patrimoniale dont les contrats montent jusqu’à 150 000 euros. Ces 72 000 ménages se composent ainsi de foyers riches et même extrêmement riches.

Qu’en est-il de la clientèle standard ?

Si on les place sur une échelle, l’assurance-vie pour la clientèle standard se trouve en dessous de la moyenne alors que celle destinée aux riches se place largement en dessus. L’écart entre les deux mondes a même amplifié ces dernières années. Si en 2007, la clientèle standard a eu une moyenne de 4,10 %, la clientèle patrimoniale avait 4,19 % avec une moyenne de 4,14 %. À cette époque, l’écart n’était donc pas aussi important ce qui n’est pas le cas pour l’année 2013.

En effet, l’année dernière, la clientèle standard a eu droit à une moyenne de 2,65 % alors que la clientèle patrimoniale affichait un rendement de 2,97 %. La moyenne se chiffrait à 2,76 %. Autrement dit, l’assurance-vie standard affichait une différence de 0,11 % par rapport à la moyenne alors que l’assurance-vie patrimoniale la dépassait d’un bon 0,21 %.

Dans cette comparaison, on a même pu déduire que la clientèle la plus aisée, à savoir celle de la gestion privée a affiché 2,89 % alors qu’elle se plaçait depuis toujours avant la clientèle patrimoniale.

D’après ces écarts, il est alors peu de dire que les performances ne sont pas les mêmes selon les catégories.

Par ailleurs, rappelons que l’assurance-vie est aujourd’hui la star de l’épargne française avec plus de 1,400 milliards d’euros d’encours. Son principal atout c’est qu’elle attire, non seulement les plus aisés, mais aussi les petits patrimoines et ce, grâce à ses caractéristiques fiscales avantageuses. Le cabinet Fact & Figures a donc mené cette petite étude pour éclairer ce qu’il en est réellement. Bref, la moitié des encours représente la clientèle aisée à raison de 10 % tandis que l’autre moitié englobe tous les ménages standards soit 90 % des foyers français.

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