Une pharmacie sanctionnée pour avoir vendu peu de génériques

(Dernière mise à jour : 25 juin 2015)

La CPAM déconventionne une pharmacie pendant un mois pour avoir vendu peu de génériques

L’assurance maladie vient de sanctionner une pharmacie se situant dans la région de Deux-Sèvres à  Airvault de Niort, à cause d’une faible vente des médicaments génériques. La pharmacie s’est vue déconventionnée d’un mois.
La cogérante de la pharmacie, Jacqueline Girardeaux, qui envisage de faire un appel à cette décision a indiqué que les autorités veulent  » faire un exemple ».

Une pharmacie sanctionnée pour avoir vendu peu de génériques


Une sanction qui semble insolite qui empêche la pharmacie de faire usage aux tiers-payant pour ses clients sauf dans le cas où un pharmacien remplaçant conventionné serait embauché.
Mme Girardeaux, a avoué qu’elle a été mise en garde par sa Caisse d’assurance maladie mi-2011 pour avoir vendu peu de génériques ce qui l’a amené à se fixer un objectif de 60% de générique, mais elle n’a réussi à réaliser que 50%.
De son côté la CPAM des Deux-Sèvres a souligné que les pharmaciens qui ont été mis en cause « n’ont pas appliqué l’accord conventionnel du tiers-payant générique ».
Julien Bouchereau, le responsable régulation-juridique de la CPAM locale a ajouté également que « le taux de distribution de médicaments génériques dans l’officine incriminée se situe de 30 à 50% alors que la majorité de la profession dans le département affiche des taux compris entre 75 et 80 % ».
Mme Girardeaux a insisté sur le fait que cette décision est  » injuste et de mauvaise foi ». Elle a assuré avoir fait tout ce qu’elle pouvait mais, elle ne pouvait rien devant un grand nombre de prescriptions des médecins « non substituables ».
Une telle décision semble comme un vrai menace pour les pharmacies afin de les booster à vendre encore plus de génériques.

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One Response to Une pharmacie sanctionnée pour avoir vendu peu de génériques

  1. Pharmacie Charente dit :

    C’est une honte que l’on sanctionne une pharmacie. Oui c’est un exemple, bien évidemment. Non cela n’arriverait pas si la sollicitation PERMANENTE des délégués commerciaux des laboratoires qui nous poussent à ne pas vendre des produits génériques ! Qui crois t’on tromper avec cette sanction ? Le grand public a qui l’on veut faire croire que le pharmacien s’en met pleins les poches quand il ne vend pas de générique ? Le gouvernement qui ne cadre pas sufisament les laboratoires ou leur lobbying permanent ? Ou la CPAM qui pourrait passer son temps à faire autre chose que de se focaliser sur des comportements qui ne verraient pas le jour si toute la chaine informatique entre la médecin, le patient, et le pharmacien était correctement gérée !

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