Le Burn-Out se fraye un chemin vers la caisse des entreprises

(Dernière mise à jour : 4 août 2017)

La loi sur le dialogue social ou loi Rebsamen consiste à reconnaître les affections psychiques comme des maladies professionnelles, ce qui signifie, entre autres, que le traitement devra inclure des mesures pour le déploiement, la prévention mais aussi le financement. Cette décision du Ministre du travail François Rebsamen engendre des polémiques au sein de la communauté des employeurs.

Durant la 12ème Journée Européenne de la dépression qui s’est tenue à Paris le 9 octobre 2015, la discussion a surtout tourné autour du Burn-Out. Les surprises ne sont pas prêtes de s’arrêter et les patrons des sociétés commencent à se demander si tout cela suit une logique ou part d’un simple coup de tête.

Le Burn-Out se fraye un chemin vers la caisse des entreprises

A quelle maladie a-t-on affaire ?

Le Burn-Out, c’est cet état d’épuisement non seulement mental et psychique mais aussi physique qui est dû au stress subi dans un environnement professionnel. Le terme provient d’un anglicisme utilisé pour qualifiés les objets qui se consument comme les allumettes ou les bougies. Les symptômes de la pathologie évoluent progressivement et commencent par l’épuisement du corps pour ensuite se terminer par des troubles émotifs et intellectuels. Pour les personnes qui vivent le stress quotidiennement au travail ou celles qui suivent un rythme monotone, les risques de Burn-Out sont très élevés. Les médecins ont en donc fait une maladie qu’il est possible de traiter grâce à des traitements thérapeutiques et médicamenteux.

La polémique surgit de nulle part

Cette pathologie intégrera donc la liste de celles prises en charge par la branche qui s’occupe des accidents de travail ou maladies dans une entreprise. Les critiques se font entendre dès la première annonce du décret. Comment ce type de dossier devrait-il être traité ? Ceux qui ont assisté à la journée de la dépression espéraient obtenir des réponses plus claires et plus précises mais ce n’était pas le cas. Au contraire, les choses sont devenues plus floues que jamais pour les patrons de sociétés qui déjà ne comprennent pas grand-chose au système appliqué actuellement. La plupart se plaignent également d’une possible contribution à la caisse pour une maladie qui ne semble pourtant pas en être une, techniquement parlant.

La prise en charge constitue donc le principal problème. Les responsables des entreprises n’ont pas envisagé de programme en particulier pour ce type de pathologie. Il est normal qu’ils soient surpris par cette décision vu que sa rationalité reste encore à discuter. La position des assurances est également sujette à caution. Accepteront-elles de prendre en charge les entreprises ? A savoir que François Rebsamen a instauré 15 mesures pour la mise en œuvre de cette loi. Elle sera pérenne et effective quelles qu’en soient les conséquences.

Pour information, la Journée Européenne de la dépression est un évènement destiné à regrouper des victimes de stress ou de souffrance au travail. L’objectif est l’échange d’expérience et la discussion entre personnes atteintes. Il s’agit d’un fait qui existe réellement au sein de toutes entreprises et pour éviter la dégradation de la situation, le gouvernement a jugé nécessaire la mise en place de cette loi qui porte fièrement le nom de son éditeur.

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