L’entrée des voitures autonomes inquiète les acteurs de l’assurance automobile

Depuis quelques années, les voitures autonomes qui fonctionnent sans chauffeur font petit à petit leur entrée sur le marché. Si pour les clients, il s’agit d’une véritable avancée technologique, pour le marché de l’assurance automobile, cela peut signer leur déclin. Le cabinet KPMG a ainsi mené une étude pour en savoir davantage sur cette révolution à quatre roues …

Un changement radical pour les assurances automobiles

Pour les assureurs, la voiture autonome changera de manière radicale le paysage assurantiel automobile. Tous les départements des compagnies d’assurance devront s’y adapter et ils se préparent d’ores et déjà à mener bataille pour leurs clients contre les entreprises technologiques et les constructeurs. Dans ce contexte, KPMG a déjà découvert les points essentiels pour vivre cet avènement :

  • Technologie prête et intégrée
  • Chantier amorcé chez les constructeurs
  • Les voitures 2.0 se connecteront à une infrastructure urbaine intelligente
  • 16 projets de loi seront adoptés pour déterminer les standards des voitures autonomes
  • La responsabilité légale s’adressera-t-elle à l’homme ou à la voiture ?
  • Les services de mobilité dont l’auto-partage connaîtront un renouveau
  • La gestion du big data au sein des entreprises sera structurée
  • Une pédagogie doit accompagner le lancement de ces véhicules sur le marché

Si ces points sont respectés, le changement du paysage assurantiel automobile se fera dans la prochaine décennie.

Les compagnies d’assurances, pas prêtes

Lorsque le cabinet a mené sa petite enquête auprès des assureurs, il a découvert que :

  • 29 % seulement des dirigeants pensent maîtriser ce nouveau véhicule
  • 74 % ne sont pas du tout prêts pour l’accueillir
  • 39 % pensent que son lancement va donner naissance à de nouveaux fournisseurs dont Google et les constructeurs
  • 61 % pensent que le moment venu, ils devront s’adapter au véhicule

Le paysage assurantiel automobile, en danger ?

Selon le cabinet, le déclin du paysage assurantiel automobile est à craindre puisque les nouveaux véhicules ont été conçus pour réduire les sinistres automobiles. En effet, on estime que d’ici en 2040, les accidents de voitures seront réduits à 80 % et comme le prouve déjà les véhicules dotés de systèmes de prévention des collisions frontales, la fréquence de sinistralité a réduit de 15 %. Dans ce contexte, les assurances automobiles ne serviraient plus à grand-chose et une baisse de leurs activités est à craindre. Si tous les véhicules mutent vers des modèles ultra-connectés, ce marché est voué à disparaître ou ne couvrirait plus que 40 % de sa taille actuelle.

 Assurance auto

Quatre phases à identifier

D’ici à ce que le changement soit total, quatre phases doivent être identifiées :

  • L’appel à des entreprises technologiques et leur introduction
  • L’autonomisation partielle des véhicules à partir de 2017
  • L’accélération de la communication entre les véhicules dès 2020
  • La généralisation des capacités de conduite autonome des véhicules

La sécurité sera le plus gros avantage de ce véhicule

Si pour les assureurs automobiles, le lancement de la voiture autonome n’est pas une bonne nouvelle, pour le grand public, il l’est puisque son entrée signifie une conduite plus sécurisée. Puisque ces véhicules sont équipés de nombreux systèmes pour réduire les accidents, ils mettent les passagers à l’abri des dangers. Quoi qu’il en soit, supprimer totalement les accidents est impossible à cause des animaux errants, des conditions de circulation, de technologies défaillantes et des conducteurs qui souhaiteront éteindre l’automatisme pour conduire manuellement, car cette option est possible. La conduite « manuelle » pourrait devenir à long terme la composante clé du risque routier pour les assureurs, car tant que l’homme prendra les décisions de conduite, les risques d’accident ne diminueront pas.

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